La gestion de la dimension psychologique de la crise Covid-19 en entreprise

par | Nov 9, 2020 | Développement personnel | 0 commentaires

En cette période de crise Covidienne, on entend beaucoup parler des conséquences économiques et des moyens d’y remédier pour limiter au maximum la casse et ainsi éviter que notre système économique chéri ne s’écroule.

Une dimension psychologique écartée de l’équation ?

Néanmoins, je trouve que la dimension psychologique est totalement écartée de l’équation, ou presque et je reste réellement choquée de la froideur avec laquelle les annonces sont faites… Alors oui, c’est certain, je n’aimerais pas être Président en ce moment (ni jamais d’ailleurs). Mais tout de même, la réflexion est beaucoup trop court-termiste à mon sens, et surtout, dénuée d’humanité. Mais bref, je ne souhaite pas faire dans le débat politique, la question n’est pas là.

déprime covid entreprise

Fun fact, l’autre jour, des personnes de mon entourage se sont faites contrôlées par des policiers, qui leur ont clairement indiqué qu’ils étaient beaucoup plus « laxistes » car on leur avait fait des promesses qui n’ont pas été tenues… Si le système dans le système en a ras l’attestation, autant dire que le degré de confiance risque d’atteindre le niveau de la mer…

Une angoisse plus marquée que durant la crise de 2008

Le climat étant pas mal anxiogène, un peu de chaleur humaine ou de considération autre que financière seraient les bienvenues.

Car cette crise, si elle a quelques traits communs avec celle de 2008, revêt des aspects bien plus angoissants psychologiquement. Elle touche à la santé, à la question de la mort, à la solitude, à la perte de sens, en plus de toucher à la peur de perdre son emploi.

D’ailleurs, selon le baromètre IPSOS et CESI du 29 juin 2020, 66% des chefs d’entreprise estiment que le climat économique français va se dégrader, tout comme 74% des salariés… Plus qu’en 2008.

On ajoute à cela une actualité médiatique qui tourne en boucle sur le verre à moitié vide, ça nous fait de jolies dépressions en perspective. YOU-PI.

verre à, moitié vide covid

L’entreprise touchée de plein fouet

Evidemment, la vie en entreprise est touchée de plein fouet et, ici encore, si des décisions économiques sont rapidement prises, les actions ayant trait au bien-être psychologique des salariés semblent encore assez timides. Alors même que ne pas prendre en compte ces dernières pourraient très bien (et très certainement d’ailleurs) impliquer des conséquences financières à moyen-terme, voire à court-terme, désastreuses.

Selon Opinion Way, 44% des salariés interrogés se déclaraient en détresse psychologique au sortir du premier confinement. Je n’ose pas imaginer la même étude après ce second round, surtout si les fêtes de Noël nous passent sous le nez…

Noël solo covid

Une remise en question du sens au travail

Ne pas prendre en compte et AGIR sur cette dimension psychologique est selon moi, un très mauvais calcul et une belle façon de reculer pour mieux sauter : combien de personnes, rien que dans mon entourage proche, ai-je entendu questionner le sens de leur travail ? Si le premier confinement a permis de semer les graines d’un potentiel changement de vie ou au moins de quelques ajustements, la deuxième vague pourrait être celle qui les fera germer.

Alors oui, on pourrait penser que ce n’est VRAIMENT pas le moment de se poser la question de changer de job, de créer une entreprise, d’aller élever des chèvres dans le Larzac ou autre et qu’il serait totalement dingue de ne pas rester vissé à son emploi… Peut-être, pour certains. Mais pour d’autres, et je mets ma main à couper qu’ils sont assez nombreux, le point de non-retour est atteint : lassitude du télétravail subi, liens sociaux distendus, déception de l’entreprise, perte de motivation, de stimulation, d’engagement, de sens,…

sens au travail changer de vie

Pour ces gens, il est plus que temps de revoir son organisation de vie pour faire autrement. Alors oui, les risques seront davantage mesurés, notamment les risques financiers, mais ça n’empêchera pas l’action.

Le rôle des entreprises dans la gestion psychologique de la crise

C’est pourquoi les entreprises ont un IMMENSE rôle à jouer afin de CONSERVER ses salariés.

Et attention, loin de moi l’idée de fustiger les Dirigeants d’entreprises qui sont, eux aussi, humains et donc en proie à leurs propres angoisses. Gérer une telle crise est sans précédents et il n’y a malheureusement aucun mode d’emploi. D’ailleurs, beaucoup l’ont gérée et la gère encore avec brio, BRAVO !

angoisse du dirigeant covid

Une équation qui fonctionne très bien, c’est :

Sécurité + bien-être + créativité = PERFORMANCE.

Le Graal de quasi toute entreprise.

Alors miser sur ce combo, c’est capitaliser sur l’avenir. Parce que bon, une étude menée par Welcome to the jungle suite au premier confinement a démontré que 50% des télétravailleurs souhaitaient changer d’employeur (et 65% des personnes en activité partielle !)

Il y a donc quelques petites choses à mettre en place je pense… Et surtout, avec bienveillance, tout le monde est ressorti usé du premier confinement, pas la peine d’être devin pour se dire que le post-confinement nécessite une période de transition.

Oui mais comment ?

Ce que les entreprises peuvent mettre en place

solutions covid entreprise

Si je n’ai évidemment pas la science infuse, le bon sens, l’expérience et quelques recherches m’ont menée aux quelques actions suivantes (non exhaustives):

  • Chouchouter sa communication :

La distance n’aidant pas, chacun apprend ou se réapprend via des modes de communication aux codes très différents. Entre rétention et déperdition d’informations, difficile parfois de s’y retrouver, c’est pourquoi il est nécessaire que chacun apprenne un langage commun, quitte à remonter les incompréhensions, lorsqu’elles arrivent, plutôt que de les laisser cristalliser.

  • Eviter de tomber dans le flicage :

Oui c’est vrai, c’est difficile de lâcher prise lorsqu’on ne maîtrise plus tout… Les salariés sont chez eux, horreur malheur, s’il leur venait l’idée de lancer une machine à laver alors qu’ils devraient travailler ??? Et bien oui, il est nécessaire d’accepter. Mais plus les salariés auront confiance et sentiront qu’on leur fait confiance, plus ils s’impliqueront, même en télétravail. ON EST TOUS DANS LA MEME GALERE.

flicage teletravail

  • Mettre en place des temps d’ECHANGE :

Des vrais, pas à base de tableaux Excel et de rétroplannings. Des échanges d’humains à humains, des moments de partage, qui permettent de conserver le lien entre et avec les collaborateurs. Même si, oui, la visio c’est relou.

  • Y aller franco avec la RECONNAISSANCE

C’est tentant de ne parler qu’indicateurs en ces temps difficiles car ce sont les seuls éléments « tangibles » qui peuvent attester d’une réelle efficacité au travail. Oui, mais ça peut agacer. La reconnaissance va au-delà du « c’est bien Jean-Luc, t’as presque atteint tes objectifs du mois ». ON EST TOUS DANS LA MEME GALERE. Je le répète. Donc non, ce n’est pas superflu de reconnaître la résilience, l’engagement, l’adaptabilité et j’en passe, et de façon bilatérale, on peut aussi féliciter son manager de gérer en ces temps difficiles. Ca fait du bien par où ça passe à tout le monde.

  • Rassurer et s’appuyer sur le positif

Même s’il se fait vraiment discret.

  • Mettre en place des « boîtes à idées 2.0 » :

En cette période de troubles, tout le monde s’est retrouvé avec soi-même. Et des idées constructives ont peut-être émergé. Encore une fois, une entreprise est composée d’humains pensants et le dirigeant ne peut pas avoir toutes les réponses, surtout quand il a la tête dans le guidon à gérer une crise sanitaire. Mais c’est aussi à lui de laisser les idées émerger et surtout, s’exprimer, en mode collaboratif. L’entreprise DOIT se réinventer et a besoin de fonctionner en « communauté ».

  • Soutenir une cause d’intérêt général :

C’est en tout cas ce que 83% des salariés jugent important alors que seuls un quart des dirigeants semblent en prendre le chemin… Et on ne parle pas ici d’une énième tentative de « washing » mais bel et bien d’engagement.

  • Proposer des formations, des ateliers de gestion des émotions, de développement personnel (vous me voyez venir ?)

Vous savez, celles dont on coupe les budgets parce qu’elles ne sont pas « prioritaires » en ce moment ? Moi j’ai envie de dire FAUX, si vous avez lu jusque là, vous devez vous en douter. Encore une décision court-termiste. Si on ne prend pas soin des salariés en cette période de crise, ça risque d’être la valse des burnouts, arrêts maladies et autres démissions dans les prochains mois… (bon, moi je veux bien vous recruter de nouvelles personnes mais si la moitié s’est volatilisée, c’est pas très vendeur)

On résiste, on prouve qu’on existe

Cette crise met le monde du travail et le Monde en général à rude épreuve, mais l’idéaliste en moi a envie de croire en une capacité de résilience qui nous permettra d’inventer le nouveau monde qu’on aurait dû inventer il y a longtemps. Mais l’Homme est ainsi fait, c’est souvent au pied du mur qu’il agit.

Donc, à défaut de prendre le mur, escaladons-le !

Pour ceux qui souhaitent en échanger, vous savez où me joindre 🙂

Hauts les coeurs !

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Emilie

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